La plupart du temps, je suis sollicitée pour mon travail juridique, et les interventions intellectuelles et humaines qui y sont reliées.
Dans certains cas, mon travail me demande d’aller puiser au-delà de mon petit côté humain. Il me demande d’aller puiser dans mes propres expériences personnelles pour proposer des solutions optimales et sensibles à la réalité de chacun des membres des familles que je côtoie.
Quand je vivais mes moments les plus sombres, il y a déjà plus de 10 ans, je me demandais pourquoi autant de souffrance et de défis. Je me disais : À quoi ça sert ??? C’était atroce, pour être franche. J’ai failli y succomber plusieurs fois.
Aujourd’hui, je suis en mesure de répondre à ma propre question : À quoi ça sert ???
Ça sert à devenir une personne pleine, capable de comprendre et de s’ajuster pour aider les gens à mon tour. Il y a tellement de nuances dans mon travail. Des gens m’ont aidée. Maintenant, c’est moi qui ai le privilège d’aider. C’est la plus belle récompense pour quelqu’un qui a réussi à s’en sortir. C’est comme si l’on se donnait une belle explication pour avoir autant souffert. Donner un sens à sa vie, quoi! * Clin d’œil *
J’ai dit, à ma psychologue, que je n’aurais pas été la même avocate si je n’avais pas vécu tout ce que j’ai vécu. Je lui disais que j’aurais été horrible et que, de toute façon ce domaine de pratique n’allait pas m’intéresser non plus. Ah ouais ? avait-elle répondu. Oh que oui ! j’ai rétorqué.