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L’ex avocat(e) DPJ qui m’appuie

Je dis avocat ou avocate dans mon titre, car je préfère, par discrétion, ne pas dévoiler son genre.

Cependant, je ne souhaite pas écrire il ou elle tout le long de mon texte. Aujourd’hui, je vais l’appeler avocate. La prochaine fois, je pourrai l’appeler avocat.

Il s’agit d’une avocate qui a laissé tomber son poste au sein de la DPJ pour aller défendre les parents contre la DPJ.

Au moment d’écrire ces lignes, je suis sur un petit nuage de plénitude. L’avocate m’a donné des compliments en lien avec mon travail dans notre dossier judiciaire en commun. Elle exprimait qu’elle n’avait jamais vu un avocat à la défense des parents DPJ travailler aussi fort que moi. Elle était impressionnée par mon travail, par la preuve que j’amenais, et a ajouté que le parent que je représentais était très bien servi.  Un baume sur le cœur de savoir que mon travail est valorisé, non seulement par les parents, mais aussi par les pairs provenant du système.

Cette ancienne avocate d’expérience, qui a quitté la DPJ, m’apprend beaucoup. Elle m’apprend sur le système de la protection de la jeunesse. Elle m’apprend de nouvelles pistes de réflexion en droit. Nos discussions sont constructives.

Cette avocate se met en accord avec moi sur les failles et les défis dans le système de la protection de la jeunesse. Cette validation me fait du bien. Nous avons des gens issus du système, qui reconnaissent les importantes faiblesses du système, une fois sortis du système, notamment le rapport de force entre l’État et le citoyen.

J’aime apprendre. J’aime grandir. J’aime avoir l’humilité de toujours continuer à apprendre des gens que je respecte.

Grandir et apprendre, au quotidien, c’est aussi pour les adultes.

Auteur : Maître Vivan Nguyen, avocate en protection de la jeunesse et droit familial desservant les districts judiciaires de Montréal, Laval et Longueuil

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