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Comment se préparer aux visites surprises par la DPJ ?

Lorsqu’un parent parle de « visites surprises par la DPJ », il ne parle pas toujours d’une enquête ou d’une évaluation initiale. Dans plusieurs dossiers à Montréal, il s’agit plutôt d’une ordonnance déjà rendue qui impose des conditions précises à respecter à la maison, puis d’une vérification de leur respect. La Loi sur la protection de la jeunesse permet au tribunal d’ordonner diverses mesures, dont l’obligation pour les parents de participer activement aux mesures ordonnées.

Comprendre ce qui est réellement surveillé

La première étape n’est pas de paniquer. La première étape est de relire l’ordonnance exactement. Ce n’est pas le stress du moment qui décide de ce qui doit être respecté : c’est le texte de la décision. Dans certains dossiers, la condition peut viser la présence constante d’un grand-parent, l’absence d’une personne précise dans le domicile, une supervision particulière, ou encore des modalités strictes de retour de l’enfant dans le milieu familial. Une ordonnance en matière de protection de la jeunesse est exécutoire dès qu’elle est rendue, et les personnes visées doivent s’y conformer sans délai. 

Comment se préparer concrètement

La meilleure préparation est simple : organiser la maison autour de l’ordonnance réelle. Si la condition exige, par exemple, qu’un grand-parent soit présent en tout temps lorsque l’enfant est à la maison, cette présence doit être réelle, stable et démontrable dans les faits. Il ne faut pas fonctionner sur des approximations, des arrangements flous ou des explications improvisées données après coup. En pratique, les visites surprises servent souvent à vérifier si la vie quotidienne correspond vraiment à ce que le tribunal a ordonné. Cette logique découle du fait que le directeur est chargé de l’exécution des mesures ordonnées par le tribunal. 

Le bon réflexe lors d’une visite

Lorsqu’une visite surprise survient, il faut éviter deux pièges : l’agitation et la surjustification. Mieux vaut rester calme, poli, cohérent, et répondre de manière sobre. Ce n’est généralement pas le moment de débattre émotionnellement du dossier ni de refaire le procès à la porte. Si l’ordonnance prévoit une condition précise, la question pratique sera souvent très simple : est-ce que cette condition est respectée, oui ou non, au moment de la vérification ? 

Les erreurs qui nuisent souvent aux parents

Ce qui fragilise souvent un parent, ce n’est pas seulement le non-respect pur de la condition. C’est aussi le flou, les versions contradictoires, l’impression que la règle est respectée « la plupart du temps seulement », ou encore l’idée que l’ordonnance peut être interprétée librement selon les contraintes du quotidien. En matière de protection de la jeunesse, ce genre d’ambiguïté peut rapidement devenir central, surtout lorsque l’ordonnance a justement été pensée pour sécuriser l’enfant dans son milieu de vie. 

Et si la condition devient irréaliste ou injuste ?

Beaucoup de parents commettent une erreur importante : continuer à vivre sous une condition devenue impraticable, puis accumuler les difficultés, au lieu de consulter rapidement. Or, la loi prévoit que l’enfant, ses parents, le directeur et toute partie à l’instance peuvent demander la révision d’une décision ou d’une ordonnance lorsque des faits nouveaux sont survenus depuis qu’elle a été rendue. Autrement dit, si une condition n’est plus réaliste, plus adaptée, ou pose un problème sérieux dans son application concrète, il existe un cadre juridique pour demander qu’elle soit revue plutôt que d’espérer que la difficulté passera inaperçue. 

Pourquoi consulter rapidement un avocat

Dans ce type de dossier, le travail juridique ne consiste pas seulement à “aller en Cour”. Il consiste aussi à lire l’ordonnance avec précision, expliquer ce qu’elle exige vraiment, identifier les risques concrets en cas de non-respect, préparer le parent à traverser les vérifications sans se nuire, puis intervenir rapidement si une modification doit être demandée. Le tribunal doit informer les parents de leur droit d’être représentés par avocat. 

Besoin d’aide à Montréal ?

Si vous faites l’objet, à Montréal, d’une ordonnance en matière de DPJ qui permet des visites surprises à domicile pour vérifier le respect de conditions imposées, il est souvent préférable d’obtenir un avis juridique rapidement, avant qu’un simple problème d’organisation devienne un problème de crédibilité devant la Cour du Québec chambre de la jeunesse (Tribunal unifié de la famille, division jeunesse). Maître Vivan Nguyen, avocate en protection de la jeunesse et en droit familial à Montréal, représente des parents dans ce type de situation. Pour prendre rendez-vous, consultez la page CONTACT : https://vivannguyenavocate.com/contact/ 

Auteur : Maître Vivan Nguyen, avocate en protection de la jeunesse et droit familial desservant les districts judiciaires de Montréal, Laval et Longueuil

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