Lorsqu’un dossier de protection de la jeunesse est ouvert, de nombreux parents à Montréal se posent une question importante : la DPJ peut-elle obliger un parent à suivre une thérapie ou un suivi psychologique ?
Cette question est fréquente dans les dossiers de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ), et la réponse dépend du contexte juridique du dossier et du stade de l’intervention.
Comprendre ce que la DPJ peut réellement exiger — et ce qu’elle ne peut pas imposer — est essentiel pour protéger vos droits comme parent.
Le rôle de la DPJ dans un dossier de protection
Au Québec, la DPJ intervient lorsqu’elle croit que la sécurité ou le développement d’un enfant peut être compromisau sens de la Loi sur la protection de la jeunesse.
Dans certains dossiers, la DPJ peut considérer que certaines difficultés parentales contribuent à la situation, par exemple :
- problèmes de santé mentale
- consommation d’alcool ou de drogues
- gestion de la colère ou de la violence
- difficultés importantes dans les habiletés parentales
Dans ces situations, la DPJ peut proposer ou recommander certaines démarches, comme :
- une thérapie psychologique
- un suivi en dépendance
- un programme de gestion de la colère
- un accompagnement parental
Cependant, une recommandation n’est pas la même chose qu’une obligation légale.
Avant une décision du tribunal : la thérapie est généralement volontaire
Au début d’un dossier, la DPJ peut proposer des mesures dans le cadre d’une entente volontaire avec les parents.
Dans ce contexte :
- la thérapie peut être fortement recommandée
- mais le parent demeure libre d’accepter ou non
Toutefois, refuser certaines démarches peut amener la DPJ à conclure que la situation de l’enfant demeure compromise, ce qui peut mener à une judiciarisation du dossier.
Autrement dit, même si la thérapie n’est pas légalement imposée à ce stade, le refus peut avoir des conséquences importantes dans l’évaluation du dossier.
Lorsque le dossier est devant le tribunal
Lorsque le dossier est porté devant la Cour du Québec chambre de la jeunesse (Tribunal unifié de la famille, division jeunesse), le juge peut rendre différentes ordonnances pour corriger la situation.
Dans certaines circonstances, le tribunal peut recommander :
- qu’un parent participe à une thérapie
- qu’il suive un programme spécialisé
- qu’il collabore avec certains professionnels
Ces ordonnances sont rendues si le tribunal considère que ces mesures sont nécessaires pour protéger l’enfant.
Le non-respect d’une ordonnance rendue par la Cour du Québec chambre de la jeunesse (Tribunal unifié de la famille, division jeunesse) peut avoir des conséquences sérieuses sur l’évolution du dossier.
Chaque dossier est unique
Dans la pratique, la question de la thérapie est rarement simple.
Plusieurs éléments peuvent influencer la décision du tribunal, notamment :
- la gravité de la situation alléguée
- la collaboration du parent
- les expertises professionnelles
- l’historique familial
- les alternatives disponibles pour protéger l’enfant
Il est donc essentiel d’analyser la stratégie juridique la plus appropriée dans votre situation particulière.
Dans certains dossiers, accepter une thérapie peut être bénéfique.
Dans d’autres, il peut être nécessaire de contester certaines exigences ou certaines conclusions de la DPJ.
Pourquoi être représenté par un avocat en protection de la jeunesse
Les dossiers de la DPJ peuvent évoluer rapidement et avoir des impacts majeurs sur la relation entre un parent et son enfant.
Un avocat expérimenté peut notamment :
- analyser la preuve présentée par la DPJ
- vous expliquer vos droits et vos obligations
- contester certaines conclusions ou recommandations
- préparer votre dossier devant la Cour du Québec chambre de la jeunesse (Tribunal unifié de la famille, division jeunesse)
- vous représenter lors des audiences
Dans la région de Montréal, l’accompagnement juridique peut faire une différence importante dans l’évolution d’un dossier de protection.
Consultation avec une avocate en DPJ à Montréal
Si vous faites face à une intervention de la DPJ et que l’on vous demande de suivre une thérapie, il est fortement recommandé d’obtenir un avis juridique rapidement.
Chaque décision prise dans un dossier de protection peut avoir des conséquences importantes pour la suite.
Prendre rendez-vous
Pour obtenir une consultation juridique avec Maître Vivan Nguyen, avocate en protection de la jeunesse et droit familial à Montréal, vous pouvez prendre rendez-vous directement en ligne :
👉 https://vivannguyenavocate.com/contact/
Qui est Maître Vivan Nguyen
Maître Vivan Nguyen est avocate à Montréal et pratique principalement en protection de la jeunesse (DPJ) et en droit de la famille.
Elle représente régulièrement des parents dans des dossiers devant la Cour du Québec chambre de la jeunesse (Tribunal unifié de la famille, division jeunesse) et accompagne ses clients dans des situations juridiques complexes impliquant la DPJ.
Pour en apprendre davantage sur son parcours et sa pratique :
👉 https://vivannguyenavocate.com/notre-bio/
Si vous êtes parent et que vous faites face à une intervention de la DPJ dans la région de Montréal, obtenir rapidement des conseils juridiques peut vous aider à protéger vos droits et à mieux comprendre vos options.