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Les cas des enfants échappés par la DPJ

Au moment où j’écris ces lignes, j’ai de la difficulté à croire que ces situations existent en 2026 au Québec. J’ai de la difficulté à accepter que ces situations existent.

Le présent billet de blogue est dédié aux cas d’enfants échappés par la DPJ.

Il faut commencer par définir ce que c’est.

La Loi sur la protection de la jeunesse oblige la DPJ à protéger les enfants et les adolescents visés par l’article 38. La DPJ n’a pas le choix de mettre des mesures en place pour protéger ces enfants.

Dans les faits, qui décide quand les enfants ont besoin de protection lors d’un signalement ? La DPJ elle-même.

** Alerte Problème ** Que faire si la DPJ décidait de ne pas intervenir ?

Je suis contrariée pour les enfants victimes des situations suivantes dans des dossiers réels que j’ai eus sous ma responsabilité :

  • Enfant victime de gestes à caractère s*x*el chroniques, au fil des ans, jugés comme vrais et fondés par la DPJ elle-même; mais, la DPJ refuse d’intervenir et laisse l’enfant à lui-même, contrairement à son obligation à l’article 38 d) de la Loi sur la protection de la jeunesse ;
  • Enfant vivant chez un seul parent, responsable d’assurer son éducation, qui cumule des échecs dans près de dix matières scolaires et qui cumule des absences et retards chaque semaine depuis des années; mais, la DPJ refuse d’intervenir contrairement à son obligation à l’article 38b)1)iii) de la Loi sur la protection de la jeunesse ;
  • Enfant d’âge d’école primaire qui exprime refuser fermement les contacts avec un parent en raison du discours aliénant de son autre parent, écrit noir sur blanc dans les notes de la DPJ; mais, la DPJ refuse d’intervenir contrairement à son obligation aux articles 38c) et c.1) de la Loi sur la protection de la jeunesse.

Le Québec a voulu protéger ces enfants en créant la Loi sur la protection de la jeunesse. Mais, en pratique, si la DPJ n’ouvre même pas un dossier pour intervenir après un signalement, ces enfants sont laissés à eux-mêmes, de jour en jour, d’année en année, jusqu’à ce qu’ils brisent. Ensuite, comme société, on se demande pourquoi certains adultes ne sont pas disponibles pour fonctionner en société. Nous avons la responsabilité collective de protéger les enfants en amont dans leur développement pour qu’ils deviennent des adultes équilibrés, et non brisés.

L’une des poursuites au civil contre la DPJ de notre bureau couvre exactement cette problématique.

Notre bureau cherche des dommages punitifs dans le but de punir la DPJ, dans le but de la dissuader d’échapper les cas d’autres enfants. Punir, c’est quoi ? C’est de dissuader avant tout.

Auteur : Maître Vivan Nguyen, avocate en protection de la jeunesse et droit familial desservant les districts judiciaires de Montréal, Laval et Longueuil

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