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Les mythes sur le mariage et le divorce au Québec

Ce que les couples doivent vraiment savoir

Le mariage et le divorce sont entourés de nombreuses croyances populaires. Plusieurs personnes prennent des décisions importantes en se basant sur des informations inexactes entendues auprès d’amis, de membres de la famille ou sur Internet.

Au Québec, le droit de la famille comporte des règles précises concernant les droits et obligations des conjoints mariés. Une mauvaise compréhension de ces règles peut entraîner des conséquences financières ou juridiques importantes lors d’une séparation.

Voici certains des mythes les plus répandus concernant le mariage et le divorce au Québec.


Mythe 1 : « Après quelques années de vie commune, on est considéré comme mariés »

C’est faux.

Au Québec, les conjoints de fait ne deviennent jamais automatiquement mariés, peu importe la durée de la relation ou le nombre d’enfants.

Cela signifie que plusieurs protections juridiques importantes liées au mariage ne s’appliquent pas aux conjoints de fait, notamment :

  • le partage du patrimoine familial
  • la pension alimentaire entre ex-conjoints mariés
  • certains droits en matière de succession

Cette distinction peut avoir des impacts financiers majeurs lors d’une séparation.

Un avocat en droit familial peut vous aider à comprendre vos droits réels selon votre situation.


Mythe 2 : « Lors d’un divorce, tout est séparé 50/50 »

C’est partiellement vrai, mais pas toujours.

La loi prévoit le partage égal du patrimoine familial, qui inclut notamment :

  • la résidence familiale
  • les meubles du ménage
  • les véhicules utilisés par la famille
  • les régimes de retraite accumulés pendant le mariage

Cependant, plusieurs éléments ne font pas partie du patrimoine familial, comme :

  • les biens possédés avant le mariage
  • les héritages
  • certains placements

Chaque dossier est unique. L’analyse juridique peut être complexe et nécessite souvent l’intervention d’un avocat.


Mythe 3 : « Celui qui gagne plus doit toujours payer une pension alimentaire pour ex-époux »

Pas nécessairement.

La pension alimentaire entre ex-conjoints mariés dépend de plusieurs facteurs, notamment :

  • la durée du mariage
  • la situation financière de chaque conjoint
  • les sacrifices professionnels faits pendant la relation
  • la capacité de chaque personne à devenir autonome financièrement

Dans certains cas, aucune pension alimentaire n’est accordée.

Dans d’autres situations, une pension peut être temporaire ou permanente.


Mythe 4 : « Le divorce est automatique après la séparation »

Encore une fois, c’est faux.

Au Canada, le divorce doit être prononcé par un tribunal.

Pour obtenir un divorce, il faut généralement démontrer l’un des motifs suivants :

  • une séparation d’au moins un an
  • l’adultère
  • la cruauté physique ou mentale

Même lorsque les conjoints sont d’accord pour divorcer, il faut déposer une procédure judiciaire formelle.


Mythe 5 : « Si l’autre conjoint refuse de divorcer, le divorce est impossible »

C’est faux.

Un conjoint peut obtenir un divorce même si l’autre s’y oppose.

Après une séparation d’un an, le tribunal peut prononcer le divorce, même si l’autre partie refuse de collaborer.

Cela dit, des désaccords peuvent compliquer les questions liées :

  • à la garde des enfants
  • à la pension alimentaire pour enfants ou pour ex-époux
  • au partage des biens

Un accompagnement juridique peut alors être essentiel.


Mythe 6 : « Les tribunaux favorisent toujours la mère pour la garde des enfants »

Ce mythe est très répandu, mais le tribunal doit plutôt décider dans l’intérêt de l’enfant.

Les juges analysent plusieurs facteurs :

  • la relation entre l’enfant et chaque parent
  • la stabilité du milieu de vie
  • la capacité de chaque parent à répondre aux besoins de l’enfant
  • la coopération entre les parents

Il n’existe aucune règle automatique favorisant un parent plutôt qu’un autre.


L’importance d’un avocat en droit de la famille

Les dossiers de séparation, de divorce et de garde d’enfants peuvent devenir rapidement complexes.

Une stratégie juridique adaptée peut faire une grande différence pour :

  • protéger vos droits
  • préserver votre stabilité financière
  • assurer le bien-être de vos enfants

Chaque situation familiale mérite une analyse sérieuse et personnalisée.


Consulter une avocate en droit familial à Montréal

Si vous vivez une séparation, un divorce ou un conflit concernant la garde d’enfants, il peut être important d’obtenir rapidement des conseils juridiques.

Me Vivan Nguyen, avocate à Montréal, pratique en :

  • droit de la famille
  • divorce et séparation
  • garde d’enfants
  • pension alimentaire
  • dossiers complexes impliquant les enfants

Elle accompagne les parents et les conjoints avec rigueur, stratégie et une compréhension approfondie des enjeux humains et juridiques.


Pour consulter Me Vivan Nguyen, avocate en droit familial à Montréal :

https://vivannguyenavocate.com/contact/

Une consultation juridique peut vous permettre de comprendre clairement vos droits et les options qui s’offrent à vous.

Auteur : Maître Vivan Nguyen, avocate en protection de la jeunesse et droit familial desservant les districts judiciaires de Montréal, Laval et Longueuil

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