Je suis membre du Barreau du Québec en date du présent écrit. Je pratique en protection de la jeunesse (DPJ) et en droit familial.
J’éprouve une certaine douleur liée à l’empathie lorsque je lis les cris du peuple dénonçant la corruption des institutions ici et là sur les réseaux sociaux.
Une recherche auprès de Google AI permet d’encadrer ce que signifie la corruption :
- La corruption active : le fait de proposer le cadeau ou l’argent pour obtenir un service.
- La corruption passive : le fait d’accepter le cadeau ou l’argent en échange du service.
- La corruption publique : lorsqu’elle concerne un agent de l’État, un élu ou un fonctionnaire.
- La corruption privée : lorsqu’elle se déroule entre des entreprises ou des salariés du secteur privé.
À la lumière de ces définitions, je ne peux pas souscrire aux allégations de corruption à l’égard de la DPJ ou d’autres institutions oeuvrant en protection de la jeunesse et en droit familial.
Je ne crois pas que la DPJ, comme institution, propose des cadeaux ou de l’argent dans un objectif précis. Je ne crois pas non plus que la DPJ accepte des cadeaux ou de l’argent dans un objectif précis.
Je ne crois pas non plus que les juges acceptent des cadeaux ou de l’argent de la DPJ ou des parents.
Alors, que signifie cette crise du peuple pour moi ?
Que signifie l’objectif du Barreau de rétablir la confiance du public envers les institutions, notamment en tenant un Sommet sur l’état de droit en septembre 2026 ?
Pourquoi le peuple hurle-t-il le mot corruption ici et là, alors que la définition ne semble pas s’y prêter textuellement ?
Je conclus que le peuple hurle les premiers mots qui lui viennent facilement en tête pour témoigner d’une douleur vive et réelle devant des questions restées sans réponse.
Ces questions restées sans réponse touchent à la confiance du public.
La recherche du gros bon sens par le peuple fait partie de sa quête de réponses.
C’est la responsabilité du système et des institutions de répondre aux questions de manière à ce que les réponses rejoignent le gros bon sens aux yeux du peuple.
La démocratie, c’est le pouvoir du peuple.
Les institutions veulent la confiance du peuple. À mon avis, il faut aller le rejoindre et l’écouter, sans nécessairement souscrire à l’emploi du mot corruption. Le mot corruption, dans les cris du peuple, correspond aux expressions :J’ai mal, je ne comprends rien, aidez-moi, expliquez-moi. Je ne crois pas qu’il corresponde aux définitions précitées fournies par Google AI.
Là où le peuple a mal, il faut aller investiguer, et plus particulièrement quand des enfants sont en jeu. Les enfants sont le futur. Ils sont les citoyens de demain. Prenons-en soin dès maintenant.