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Tape, fessée et DPJ : ce que les parents doivent savoir

La question de la tape ou de la fessée donnée à un enfant suscite beaucoup d’inquiétudes chez les parents. Plusieurs se demandent : est-ce légal ? Est-ce que la DPJ peut intervenir pour une fessée ? Est-ce qu’un parent peut perdre la garde de son enfant pour ce geste ?

Si vous habitez Montréal et que vous êtes préoccupé par une situation impliquant la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ), il est important de comprendre les règles juridiques applicables et les conséquences possibles.


La fessée est-elle légale au Canada ?

Au Canada, le Code criminel prévoit une disposition particulière (article 43) qui permet aux parents et aux personnes ayant la charge d’un enfant d’utiliser une force raisonnable pour corriger un enfant.

Cependant, cette règle est extrêmement limitée.

La Cour suprême du Canada a précisé que :

  • la force doit être raisonnable et légère
  • l’enfant doit généralement être âgé de 2 à 12 ans
  • l’intervention ne doit pas causer de blessure
  • il est interdit d’utiliser des objets (ceinture, bâton, etc.)
  • les coups à la tête ou au visage sont interdits
  • les gestes motivés par la colère ou la frustration peuvent être jugés abusifs

Autrement dit, plusieurs gestes que certains parents considèrent comme « une simple tape » peuvent, en réalité, dépasser ce que la loi permet.


Est-ce que la DPJ peut intervenir pour une fessée ?

Oui, dans certaines situations.

La DPJ peut intervenir si elle estime que la sécurité ou le développement de l’enfant est compromis.

Dans un dossier de protection de la jeunesse, la question n’est pas seulement de savoir si un geste est criminel. Le tribunal analyse plutôt :

  • la fréquence des gestes
  • leur intensité
  • l’âge de l’enfant
  • le contexte familial
  • l’existence d’autres formes de violence ou de contrôle
  • les conséquences sur l’enfant

Ainsi, une situation qui semble mineure pour un parent peut parfois être interprétée par la DPJ comme un indice de violence ou de pratiques disciplinaires inadéquates.


Que peut faire la DPJ dans ce type de situation ?

Lorsque la DPJ reçoit un signalement concernant des gestes physiques envers un enfant, plusieurs scénarios sont possibles :

  1. Aucune intervention si le signalement n’est pas retenu.
  2. Évaluation de la situation familiale.
  3. Mise en place de mesures volontaires avec les parents.
  4. Intervention devant la Cour du Québec (Chambre de la jeunesse).

Dans certains cas, la DPJ peut demander au tribunal :

  • une surveillance de la situation familiale
  • une ordonnance de suivi
  • des services obligatoires pour les parents
  • ou même un placement de l’enfant

Chaque dossier est unique et dépend fortement de la preuve présentée devant le tribunal.


Pourquoi consulter rapidement un avocat en protection de la jeunesse ?

Les dossiers de la DPJ peuvent évoluer très rapidement. Les décisions prises au début d’un dossier peuvent avoir des conséquences importantes sur la suite des procédures.

Un avocat expérimenté peut notamment :

  • expliquer vos droits et obligations
  • analyser la preuve présentée par la DPJ
  • préparer votre défense devant le tribunal
  • protéger votre relation avec votre enfant
  • vous accompagner durant toutes les étapes judiciaires

Dans la région de Montréal, les dossiers de protection de la jeunesse sont entendus à la Cour du Québec, Chambre de la jeunesse, et nécessitent souvent une représentation juridique solide.


Avocate en protection de la jeunesse et droit familial à Montréal

Maître Vivan Nguyen est avocate à Montréal et pratique principalement en droit de la famille et en protection de la jeunesse. Elle représente des parents dans des dossiers impliquant la DPJ et devant la Cour du Québec (Chambre de la jeunesse).

Sa pratique comprend notamment :

  • les dossiers de protection de la jeunesse (DPJ)
  • les audiences devant la Chambre de la jeunesse
  • les questions de garde d’enfants
  • les litiges familiaux impliquant la sécurité ou le bien-être des enfants

Pour en savoir plus sur son parcours et sa pratique, vous pouvez consulter la page :
NOTRE BIO :
https://vivannguyenavocate.com/notre-bio/


Consultation avec un avocat à Montréal

Si vous êtes confronté à une situation impliquant la DPJ, une accusation de violence envers un enfant ou un conflit familial, il peut être utile d’obtenir rapidement des conseils juridiques.

Pour prendre rendez-vous avec Maître Vivan Nguyen, avocate à Montréal, veuillez consulter la page suivante :

CONTACT :
https://vivannguyenavocate.com/contact/

Une consultation permet d’évaluer votre situation, de comprendre vos options juridiques et de mettre en place une stratégie adaptée à votre dossier.

Auteur : Maître Vivan Nguyen, avocate en protection de la jeunesse et droit familial desservant les districts judiciaires de Montréal, Laval et Longueuil

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