Je suis en train de préparer un dossier judiciaire en béton, avec une preuve en béton.
Cependant, ce qui m’inquiète n’est pas la qualité de ma preuve.
Ce qui m’inquiète, c’est le manque de ressources judiciaires, lequel entraîne une charge de travail trop importante pour les juges siégeant dans les salles à volume en droit de la famille et en droit de la protection de la jeunesse. Cette surcharge de travail implique que les juges doivent nécessairement être expéditifs dans l’exercice de leurs fonctions. Pour employer un vocabulaire plus courant : les juges sont parfois pressés.
Le présent texte ne vise pas à les blâmer. Je réfléchis plutôt aux impacts de ressources judiciaires limitées sur les dossiers des justiciables.
Ma preuve en béton, si je n’ai pas le temps nécessaire pour la présenter, elle me sert à quoi ? Je dois disposer d’un espace minimal et raisonnable pour accomplir mon travail conformément à mes standards de qualité, mais aussi à mes obligations déontologiques envers mon client ou ma cliente.
Invitons le ministre de la justice dans la présente discussion.