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Gravol s.v.p.

Je vais être franche. La DPJ a sommairement raison dans peut-être huit cas sur dix.

Pour les peut-être deux cas sur dix dans lesquels elle se trompe, ouch ! Elle me lève le cœur. J’ai pensé à prendre du Gravol aujourd’hui tellement que j’avais la nausée à préparer l’un de mes procès.

Le parcours de vie d’un jeune est en jeu; et c’est sérieux.

La DPJ a le pouvoir de briser ce jeune.

Pourquoi ? Parce qu’elle n’a pas pris le temps d’étudier tous les faits. Elle s’est précipitée sur des conclusions inexactes. Elle présente une preuve vague et hypothétique.

J’espère que le tribunal va voir clairement notre preuve et mettre de côté les hypothèses précipitées de la DPJ. L’avenir de mon jeune est sur la table.


L’objectif de cette réflexion n’est pas de remettre en question l’ensemble des intervenants de la DPJ ni de nier l’importance de leur mandat. Il vise plutôt à mettre en lumière certaines dynamiques récurrentes observées dans la pratique, lesquelles méritent, à notre avis, une réflexion sérieuse afin de favoriser un système toujours plus juste, équilibré et respectueux des droits des familles et des enfants.

Auteur : Maître Vivan Nguyen, avocate en protection de la jeunesse et droit familial desservant les districts judiciaires de Montréal, Laval et Longueuil

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