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Les mythes en matière de garde d’enfants et pension alimentaire au Québec

Les litiges concernant la garde d’enfants et la pension alimentaire font souvent circuler de nombreux mythes. Ces croyances peuvent amener des parents à prendre de mauvaises décisions juridiques, à se décourager inutilement ou à adopter une stratégie inefficace devant le tribunal.

En réalité, le droit de la famille au Québec repose sur des principes bien précis, centrés sur l’intérêt de l’enfant et non sur les perceptions populaires.

Voici quelques-uns des mythes les plus fréquents et la réalité juridique derrière eux.


Mythe n°1 : « La mère obtient toujours la garde des enfants »

C’est l’un des mythes les plus répandus.

En droit québécois, les tribunaux ne favorisent pas automatiquement la mère ou le père. Le principe fondamental est l’intérêt de l’enfant.

Le tribunal analyse notamment :

  • la stabilité offerte par chaque parent
  • la capacité de répondre aux besoins de l’enfant
  • la disponibilité des parents
  • la relation entre l’enfant et chacun des parents
  • la routine et l’environnement de vie

Dans plusieurs dossiers, les pères obtiennent une garde partagée ou même la garde principale lorsque les faits démontrent que cette solution est la meilleure pour l’enfant.

Chaque dossier est unique.

Un parent qui croit avoir « perdu d’avance » peut parfois découvrir qu’il possède un dossier solide devant le tribunal.


Mythe n°2 : « Si je gagne moins d’argent, je ne paierai pas de pension alimentaire »

La pension alimentaire pour enfants ne dépend pas uniquement du revenu d’un parent.

Au Québec, le calcul est basé sur plusieurs facteurs :

  • les revenus des deux parents
  • le nombre d’enfants
  • le type de garde (exclusive, partagée ou élargie)
  • certains frais particuliers (école, activités, soins médicaux)

Même un parent avec un revenu plus faible peut devoir contribuer financièrement.

Le principe est simple :

les deux parents ont l’obligation de contribuer aux besoins de leur enfant.


Mythe n°3 : « Si j’ai la garde partagée, il n’y aura pas de pension alimentaire »

La garde partagée ne signifie pas automatiquement absence de pension alimentaire.

Lorsque les revenus des parents sont différents, il est fréquent qu’un parent verse tout de même une pension afin d’assurer un niveau de vie comparable pour l’enfant dans les deux foyers.

Le tribunal cherche avant tout à éviter que l’enfant vive une inégalité importante entre les deux milieux de vie.


Mythe n°4 : « L’enfant peut décider avec quel parent il veut vivre »

Beaucoup de parents pensent que l’enfant choisit.

En réalité, le tribunal décide.

Cependant, l’opinion de l’enfant peut être considérée, particulièrement lorsqu’il est plus âgé et capable d’exprimer ses préférences de manière réfléchie.

Le juge analysera notamment :

  • la maturité de l’enfant
  • les raisons de sa préférence
  • l’absence d’influence parentale

La volonté de l’enfant n’est jamais le seul facteur.


Mythe n°5 : « Si l’autre parent ne paie pas la pension, je peux refuser les visites »

La pension alimentaire et les droits d’accès sont deux obligations distinctes.

Un parent ne peut pas empêcher l’autre parent de voir l’enfant parce que la pension n’est pas payée.

De la même manière, un parent ne peut pas arrêter de payer la pension parce qu’il voit moins l’enfant.

Les deux obligations doivent être respectées.


Pourquoi ces mythes peuvent nuire à votre dossier

Dans les dossiers de garde d’enfants et de pension alimentaire, les décisions prises au début du litige peuvent avoir des conséquences importantes :

  • stratégie juridique inefficace
  • erreurs dans les procédures
  • attentes irréalistes
  • aggravation du conflit entre les parents

Un accompagnement juridique permet souvent d’éviter ces erreurs.


L’importance d’un avocat en droit de la famille

Les dossiers familiaux sont souvent émotionnellement chargés et juridiquement complexes.

Un avocat expérimenté peut notamment :

  • analyser la solidité de votre dossier
  • vous expliquer vos droits et obligations
  • préparer une stratégie adaptée
  • vous représenter devant le tribunal
  • protéger vos intérêts et ceux de votre enfant

Consulter une avocate en droit familial à Montréal

Si vous vivez un conflit concernant la garde d’enfants, la pension alimentaire ou un litige familial, il peut être essentiel d’obtenir rapidement des conseils juridiques adaptés à votre situation.

Me Vivan Nguyen, avocate à Montréal, représente des parents dans des dossiers de :

  • garde d’enfants
  • pension alimentaire
  • litiges familiaux
  • dossiers liés à la protection de la jeunesse (DPJ)

Son approche repose sur une analyse stratégique du dossier et une représentation rigoureuse devant le tribunal.

Pour en savoir plus ou prendre rendez-vous :

👉 https://vivannguyenavocate.com

Auteur : Maître Vivan Nguyen, avocate en protection de la jeunesse et droit familial desservant les districts judiciaires de Montréal, Laval et Longueuil

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