La DPJ vous parle d’« exposition à la violence conjugale ». Vous vous demandez peut-être : « Pourquoi intervient-elle si mon enfant n’a jamais été frappé? » Ou encore : « C’est moi qui subis la violence. Pourquoi ai-je l’impression de devoir me défendre? »
Pour comprendre ce motif d’intervention, il faut regarder ce que vit l’enfant, mais aussi ce que chaque parent fait et les obstacles auxquels il se heurte.
Ce que l’article 38 c.1) veut dire, simplement
L’article 38 c.1) de la Loi sur la protection de la jeunesse vise l’exposition d’un enfant à la violence entre ses parents, ou entre l’un de ses parents et un partenaire intime. Cela comprend la violence qui continue après une séparation.
L’enfant peut être exposé directement, en voyant ou en entendant la violence. Il peut aussi l’être indirectement, en vivant dans une atmosphère de peur ou de tension.
« Il était dans sa chambre. Il n’a rien vu. »
Un enfant peut entendre les menaces derrière une porte fermée. Il peut avoir peur pour son parent, surveiller l’humeur d’un adulte ou craindre ce qui arrivera au prochain échange de garde.
L’absence de coups dirigés contre lui ne signifie donc pas qu’il est à l’abri. Ce qui compte, c’est aussi le climat dans lequel il grandit. La séparation ne fait pas nécessairement disparaître cette exposition.
Que demander lorsque la DPJ invoque cet article?
Comme avocate en protection de la jeunesse, je recommande de ramener la discussion aux faits précis :
- Quels gestes de violence sont rapportés, et à qui sont-ils attribués?
- Comment mon enfant y aurait-il été exposé?
- Quel tort cette exposition risque-t-elle de lui causer?
- Mes démarches de protection et les obstacles rencontrés sont-ils bien décrits?
Ces questions permettent de comprendre ce que la DPJ retient réellement et de repérer ce qui manque dans son analyse.
Votre réalité doit être expliquée avec précision
Pour préparer une rencontre avec votre avocate, notez les événements dans l’ordre, les démarches entreprises et les éléments que vous contestez. Conservez les messages et documents pertinents que vous détenez déjà.
L’objectif est de protéger votre enfant en tenant compte de toute la situation.