Je vous parle ici de l’une des poursuites civiles que je mène contre la DPJ pour négligence grossière incompatible avec la notion de bonne foi, justifiant ainsi la levée de l’immunité législative. Autrement dit, je soutiens que la gravité de la négligence reprochée justifie de retirer à la DPJ la protection que la loi lui accorde contre certaines poursuites.
Pour se défendre dans cette poursuite, la DPJ ne fait pas appel à ses avocats à l’interne. Elle mandate un grand cabinet privé.
Les avocates de ce cabinet sont payées par l’État, avec des fonds publics. Cet argent provient notamment des contribuables, ces mêmes citoyens qui peuvent un jour devoir défendre leurs droits contre la DPJ.
Au moment d’écrire ces lignes, je suis une avocate en pratique solo et je fais face à trois avocates qui représentent la DPJ.
Je suis seule, payée par une citoyenne.
Elles sont trois, payées avec des fonds publics.
Et elles ne sont pas seulement trois. Elles disposent aussi des ressources d’un grand cabinet : des adjoints, des stagiaires, des avocats juniors, des parajuristes et bien plus encore.
Ces faits méritent une réflexion.